Lors de mon premier stage de Kintsugi, en avril 2022, j’étais loin d’imaginer que cet art, découvert presque par hasard sur Internet quelques mois plus tôt, deviendrait un jour mon métier.
Mais alors, quel a été le déclic ?
À l’époque, je travaillais dans l’événementiel, un métier que j’avais choisi par passion et qui, au fil du temps, était devenu de plus en plus difficile à exercer. Le Covid n’a rien arrangé : entre le chômage partiel et une charge de travail qui, elle, n’avait jamais diminué, mes journées s’étaient allongées à n’en plus finir. L’entreprise était en pleine mutation et les nouvelles valeurs qu’elle défendait ne me correspondaient plus.
C’est dans ce contexte que j’ai pris conscience d’un fait : je m’étais tellement investie dans ce métier que j’avais fini par oublier qu’il pouvait exister une autre solution. Un plan B. Une autre façon de travailler. Peut-être même une autre façon de vivre.
Je me suis alors souvenue d’un élément essentiel : mon parcours artistique, et notamment mes études à la Haute École des Arts de Mulhouse, ainsi que mon expérience dans le travail du bois. Le constat était sans appel : cette part de moi avait été mise de côté.
Vers un nouveau départ
L’envie de renouer avec l’artisanat d’art est alors devenue évidente. Je me suis mise en quête de nouvelles compétences. Au fil de mes recherches en ligne, j’ai découvert le Kintsugi. Tout de suite, j’ai été séduite par cet art japonais qui vise à ne pas restaurer l’objet brisé à l’identique. Au contraire, les traces de l’accident sont volontairement révélées par la poudre d’or, donnant à chaque pièce une identité unique.
Je décide alors de m’inscrire à ce premier stage en avril 2022, chez Nicolas Pinon.

Première restauration réalisée lors du stage de 2022.
Le Kintsugi invite à ne pas considérer la cassure comme une fin, mais comme une nouvelle étape dans l’histoire de l’objet. Peu à peu, cette idée a pris forme dans ma propre vie. Ce qui avait commencé comme une recherche pour retrouver le plaisir de créer allait finalement me guider vers un nouveau métier.
Le goût de « faire » était toujours là. Il fallait seulement que je m’en souvienne.
Entre cette révélation et mon départ de l’entreprise, plus de 2 ans se sont écoulés. Je l’ai vécu comme un temps nécessaire pour me préparer, me convaincre que c’était possible.
Zoom sur le chemin parcouru
- Octobre 2024 / La décision est prise : je quitte l’entreprise.
- 1er décembre 2024 / Départ officiel. La page se tourne.
- Janvier 2025 / Lancement de mon étude de marché : la première étape concrète du projet Yumi Kintsugi.
- Février 2025 / Formation « 5 jours pour entreprendre ».
- Mars 2025 / Création de la charte : naissance de l’identité de Yumi Kintsugi.
- Mars à septembre 2025 / Plusieurs mois de travail sur le CA prévisionnel et le business plan, pour construire un projet viable et durable.
- D’octobre à mai 2026 / Construction du site internet.
- Décembre 2025 / Premières visites de locaux et premiers échanges avec les banques.
- Avril 2026 / Création officielle de l’entreprise Yumi Kintsugi.
- Mai 2026 / Lancement du site internet.
- Juin 2026 / Acquisition du local.
- Juillet 2026 / Début des travaux. L’aventure continue…
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